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Assises du club des Dsi du Sénégal : Le système d’information au cœur de la stratégie des entreprises

Assises du club des Dsi du Sénégal : Le système d’information au cœur de la stratégie des entreprises
Des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi) d’organisations se sont retrouvés, samedi dernier, dans le cadre des assises 2017 du Club des Dsi du Sénégal. La rencontre avait pour thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ».

La question du numérique était au centre des assises, samedi dernier, du club des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi). A l’entame de la rencontre, le président du club, Jean-Jacques Ntab, a exposé les enjeux qui interpellent ce secteur. Selon lui, le métier de directeur ou responsable des systèmes d’information (Dsi) a connu, ces dernières années, de profondes mutations et continue de s’adapter aux mouvements permanents de l’innovation technologique. « Ces mutations ne constituent pas une menace, mais il faut y voir une formidable opportunité pour le Dsi de se réinventer en anticipant les évolutions de l’environnement numérique », a lancé J.J-Ntab. Ajoutant : « De simple missionnaire technique, le Dsi est désormais amené à jouer un rôle décisif de manager de l’information au sein des organisations, en tant que partenaire-métier, mais également au plus près des directions générales dans le système de pilotage de l’entreprise ». D’où cette option du Club des Dsi du Sénégal d’être un espace de partage d’expériences et des bonnes pratiques sur les problématiques de la gouvernance des Tic au sein des organisations ; un cadre de réflexion, de veille technologique et de conseil.

Présidant la cérémonie d’ouverture des assises, le directeur de cabinet du ministre des Postes et de Télécommunications a souligné l’intérêt d’une telle manifestation. « C’est une occasion pour tous les acteurs du secteur d’échanger sur les problématiques des systèmes d’information dans l’entreprise sénégalaise », a estimé Malick Ndiaye, soulignant que l’information et la communication occupent une place stratégique au sein des organisations actuelles.

« Une intelligence connective et collective »
Au regard du représentant du ministre Yaya Abdoul Kane, « le numérique apporte des changements profonds dans nos sociétés, nos organisations. Ces mutations prennent forme rapidement et impactent tous les modèles économiques ». Malick Ndiaye a rappelé que le Sénégal dispose d’un taux relativement élevé d’utilisateurs des Tic notamment dans les entreprises sénégalaises. « Qu’en est-il de la transformation qui est attendue derrière ? s’est interrogé le directeur de cabinet. Quel est le niveau des services professionnels qui impacte sur le processus de travail ? » Sur la même ligne, M. Ndiaye a suggéré un partage de pratiques sur la question de la cyber-sécurité et une mise en commun des bases de données sur les incidents.

A la suite du directeur de cabinet du ministre des Postes et Télécommunications, le Pr Abdoullah Cissé, agrégé et spécialiste du cyber-droit, a animé une conférence sur le thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ». D’emblée, il a mis l’accent sur les enjeux et défis avec la nécessité d’avoir une vision. « On ne devient que ce que l’on voit, a souligné le Pr. Cissé. On est dans un monde où tout est géré à travers un système d’information ». Sur ce registre, le conférencier a relevé que « le système d’information est au cœur de la stratégie, le siège de l’activité principale ». Avec l’avènement du numérique, « le monde a changé. On doit changer avec », a défendu le professeur agrégé de droit. Pour appuyer son propos, il a cité Victor Hugo qui disait : « Le progrès, c’est la révolution à l’amiable ».

Aux yeux du Pr Abdoullah Cissé, « il y a une nouvelle forme d’intelligence qui est à la fois connective et collective. L’intelligence connective dope celle humaine. Il faut faire en sorte que la société évolue avec l’arrivée de la civilisation du numérique ». Il a conseillé de « changer avec de nouvelles capacités de travailler, s’organiser pour avoir de la compétence en vue de créer de la valeur ajoutée. Pr Cissé est convaincu que « le numérique est au cœur de tout. Il transforme tout sur son passage ».

Le conférencier a déploré le fait que « la stratégie des systèmes d’information n’est pas suffisamment intégrée dans celle des sociétés ». Le propos est clair : « Sans système d’information, impossible de créer de la valeur. Les pays qui progressent se développent avec des systèmes performants. On peut tout faire à condition d’accéder à l’information pertinente ».
Créé depuis 2009, le Club Dsi Sénégal a pour vocation de réunir la communauté des directeurs et responsables informatiques des entreprises et institutions sénégalaises afin d’encourager les échanges et promouvoir le développement des Technologies de l’information et de la communication (Tic) au sein des organisations.

E. Massiga FAYE

DSI : Quelle fonction au sein des organisations ?

(Cio Mag) – L’évolution de l’informatique, caractérisée par l’apparition d’innovations technologiques, entraîne de profonds bouleversements dans les méthodes, les outils utilisés pour gérer le système d’information. Premier responsable du pilotage de  l’informatique en entreprise, le DSI voit sa fonction muter, ce qui appelle une remise à niveau permanente de ses connaissances et aptitudes. Dès lors, quels doivent être le référentiel de compétences, le profil, la fiche de poste, ainsi que le programme de formation du DSI aujourd’hui ? La réponse dans cette contribution de Mor Ndiaye Mbaye, Directeur des systèmes d’information de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) du Sénégal.

 

L’informatique a connu trois grandes révolutions marquées par trois décennies bien nettes caractérisées par l’apparition d’innovations technologies spécifiques: les années 70 qui marquent les premiers jours de l’ordinateur, les années 80 avec l’apparition de la micro-informatique et les années 90 avec l’avènement d’Internet avec ses nouvelles technologies et ses nouveaux outils. Ces révolutions coïncident avec des périodes de profonds bouleversements dans les méthodes de travail, les outils utilisés et naturellement le profil des informaticiens ou plus précisément celui des personnels de l’informatique.

Pour ces derniers, les changements induits par le mouvement permanent de l’innovation technologique font appel à une remise à niveau permanente des connaissances et des aptitudes. C’est cela qui a fait dire à Dominique ROUX  professeur agrégé à l’Université Paris Dauphine qu’il y avait de nouveaux métiers dans les entreprises eu égard à l’importance de la gestion de la « donnée » devenue le pétrole du 21ème siècle. Il s’agit de Chief data Officer  (CDO), Data Protection Officer (DPO), Community Manager, Data scientist, etc.

Les responsables informatiques sont les premiers concernés du fait de leur position et de leur mission de pilotage des systèmes informatiques. Ils voient ainsi le référentiel de leurs activités changer régulièrement faisant subir de profondes mutations à leur profil et consacrant un concept nouveau qui a fini de se substituer aux anciennes appellations réductrices (Chef de service informatique, responsable informatique, directeur informatique) : le Directeur des systèmes d’information.

 

Mais tout d’abord qu’est-ce qu’un système d’information ?

 

Il peut être défini comme étant « l’ensemble des moyens humains, matériels, techniques et logistiques mis à la fois à contribution pour la génération, le traitement, la diffusion, la présentation, le stockage et la destruction de l’information au sein d’une organisation. De nos jours il est habituel de voir confondre les notions de « systèmes et réseaux informatiques » et celle de « systèmes d’information ». On dit donc qu’un système d’information est « un ensemble de ressources structurées permettant de collecter, traiter, stocker, acheminer, présenter ou détruire l’information quels que soient sa nature, son support ou son type de véhicule»

Cette absorption de l’informatique par un glissement de sa fonction classique au cœur des métiers de l’Entreprise a du mal à se traduire par un repositionnement stratégique de celle-ci au sein du dispositif décisionnel chargé d’en définir et orienter les actions.

Dans la plupart des entreprises et administrations et particulièrement au Sénégal et jusqu’à une date récente, le directeur du système d’information (DSI) ou celui qui en tient lieu était encore rattaché à des directions opérationnelles ou à la direction administrative et financière.

Cette situation traduit une vision dépassée qu’on s’était faite de la fonction informatique qui la cantonnait à de simples tâches techniques et dans de rares cas, administratives.

La conséquence immédiate est que de plus en plus on assiste à des restructurations qui bouleversent les liens hiérarchiques et qui placent la fonction informatique dans le système de pilotage de l’entreprise en la rattachant directement à la direction générale.

 

C’est ainsi que le rôle et les compétences attendus du nouveau responsable informatique, communément appelé Directeur des Systèmes d’Information (DSI), changent radicalement et sort des sentiers  battus de la technique pure pour intégrer le domaine du management.

 

On est ainsi confronté à l’exigence sinon d’une définition d’un profil type, du moins à repenser la fonction du nouveau responsable informatique du point de vue de ses tâches quotidiennes afin d’élaborer un référentiel de formations complémentaires nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

 

Quel référentiel de compétences ?

 

Un référentiel de compétences consiste en l’inventaire des activités liées à un métier ou une fonction dans une entreprise – sur la base des tâches effectivement réalisées par les collaborateurs – ainsi qu’en l’identification des compétences requises pour exercer ces activités, exprimées en capacités observables.

Il se construit sur la base d’une démarche participative sollicitant la collaboration d’un petit groupe représentatif de personnes exerçant le métier visé dans l’entreprise.

 

Le référentiel de compétences est un précieux outil de communication au sein d’une entreprise, entre les collaborateurs et la direction. En effet, la visualisation des pratiques réelles d’un métier au sein d’une entreprise permet d’en clarifier le contenu et les exigences, d’élaborer un cahier des charges conforme à la réalité et aux besoins de l’entreprise ou de définir l’évolution future du métier.

Par ailleurs, un référentiel permet de positionner les collaborateurs au regard des exigences du métier, facilitant ainsi l’élaboration de plans de formation personnalisés aux besoins de chacun et l’analyse du niveau de maîtrise dans l’objectif d’une démarche de reconnaissance ou de validation des acquis.

 

Quel profil et quelle fiche de poste pour les DSI ?

 

Les DSI actuels au Sénégal, d’une manière plus claire les responsables informatiques proviennent d’origines et de formations diverses. Aux premières années de l’informatique au Sénégal (75-90) les responsables informatiques étaient pour la plupart des techniciens issus d’autres domaines (mécanique, électricité, électronique, etc.) qui se reconvertissaient pour gérer l’informatique dans leurs entreprises).

A cette génération s’ajoutent les nouveaux responsables issus du renouvellement des postes, et ceux sortis des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs formés sur les nouvelles technologies.

Il s’agira de partir d’un référentiel de compétences pour voir s’il y a  lieu de définir un ou des profils-types pour la fonction de DSI.

Il semble nécessaire, partant du référentiel d’activités actuellement du ressort d’un DSI, de définir une sorte de lettre de mission récapitulant l’ensemble des tâches qui lui sont dévolues pour le pilotage efficient de son système d’information. Ces tâches devront être listées de manière exhaustive, mais aussi classifiées en tâches administratives et financières, techniques, de management et d’organisation. Cette double casquette du DSI, celle de stratège du numérique et d’architecte du système d’information, exige du titulaire du poste des qualités intrinsèques de manager.   Chacun des aspects précédents pris individuellement ayant son importance et pesant de son poids dans la mission du DSI, il ne saurait être occulté ou même négligé au profit d’un autre.

 

Quel programme de formation pour les DSI ?

 

Au-delà de la formation initiale du DSI, il est nécessaire pour ne pas dire indispensable de faire appel à la formation continue ou continuée pour le mettre au diapason des changements et innovations technologiques sans cesse introduites dans les systèmes et les paradigmes.

En effet au rythme où évoluent les innovations et autres avancées technologiques, une formation continue permanente est incontournable pour permettre au DSI de se doter de compétences nécessaires au pilotage de sa structure et rester à jour pour le suivi de son système. Cette formation devra être axée sur les spécificités techniques de son système mais aussi sur des modules standard comme la conduite de projet, la gestion administrative et financière, etc.

 

Fin de la DSI ?

 

L’avènement du Cloud computing, de par son nouveau modèle, remet en cause et en profondeur, le positionnement stratégique de la DSI dans le management des organisations.

Dans celles-ci, la direction des systèmes d’information (DSI) ou ce qui en tient lieu constitue un des postes budgétaires les plus importants. Entre les ressources humaines de haute qualification dont il faut supporter les charges, les investissements de plus en plus coûteux à faire pour la permanente mise à niveau, les frais de fonctionnement, de formation du personnel, les frais d’entretien et de maintenance, le budget informatique ne cesse de croitre tiré qu’il est par les fréquentes innovations technologiques. Se pose alors la lancinante question de la pertinence, pour une organisation, de mettre autant de ressources sur un métier qui n’est pas sien et qui constitue, pour elle, juste une fonction support devant lui permettre d’améliorer ses performances sur son cœur de métier.

Avec une offre informatique externalisée, et nonobstant les problèmes de sécurité, de confidentialité des données, de haute disponibilité et de la qualité de service des solutions Cloud, les directions métiers seront sûrement enclines à se passer d’une DSI en interne pour faire appel à un prestataire extérieur. Que faire alors de tous ces spécialistes qui forment les équipes des DSI ? Qu’en sera-t-il des spécialistes en maintenance quand tous ces serveurs et PC deviendront virtuels ? En somme qu’adviendra-t-il de la DSI ?

Sommet des DSI à El Jadida – Interview

 

Présent au sommet des DSI à El Jadida, le Directeur de Systeme d’Information de SENELEC a répondu aux questions de Air Du Mboa et s’est également exprimé sur la question de la migration clandestine des populations subsahariennes…
Comme l’a annoncé officiellement l’International Data Corporation (IDC) le 5 mars, la troisième édition du Sommet francophone des DSI a eu lieu au Mazagan Beach Resort les 29 et 30 avril.

Le regroupement de plus de 12 pays de la région de l’Afrique du Nord et Afrique francophone à fait de ce rassemblement des décideurs de TIC le plus grand de la région de l’Afrique francophone : un projet d’accueil de plus de 300 membres de la communauté des TIC dont plus de 200 DSI de secteurs d’activités divers, de conseillers gouvernementaux en TIC et de directeurs influents.

«Dans sa troisième édition, le Sommet Francophone des DSI 2015 c’est déroulera sous le thème:

«Où la technologie rencontre les affaires»

Le but étant de démontrer l’importance de marier l’outil informatique aux autres métiers en vue d’améliorer l’efficacité opérationnelle.

Plus de 200 DSI assisteront à la troisième édition du Sommet Francophone des DSI 2015

Maroc, 4 Mars, 2015 – International Data Corporation (IDC) a annoncé officiellement  le dernier opus de son très populaire Sommet Francophone Annuel des DSI. Le cabinet mondial de services de conseil des TIC est impatient d’accueillir plus de 300 membres de la communauté des TIC de la région, dont plus de 200s DSI des différents secteurs d’activités, des conseillers gouvernementaux en TIC, et une sélection de Directeurs influents .

Le Sommet Francophone des DSI se tiendra au Mazagan Beach Resort au Maroc le 29 et 30 avec une participation de plus de 12 pays de la région de l’Afrique du Nord et Afrique Francophone notamment le Sénégal, le Togo, le Gabon, le Cameroun, la Mauritanie, la Côte-d’Ivoire, le Mali, Algérie, le Bénin, le Maroc, le Niger et Tunisie, ce qui en fait de loin le plus grand rassemblement des décideurs des TIC de la région de l’Afrique Francophone.

Parmi les personnalités confirmées en tant que conférenciers au sommet, on retrouve Son Excellence MonsieurPastor Ngoua N’Neme, le Ministre de l’Economie Numérique, de la Communication et de la Poste du Gabon, Son Excellence M. Baba Ould Boumeiss, Secrétaire général au Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies de l’Information et de la Communication de la Mauritanie, Mme Samia Melhem Lead Policy Specialist for Transport and ICT Chair, Digital Development Community of Practice de la Banque mondiale ainsi que la délégation ministérielle des nouvelles Technologies sénégalaise. La nature de cet événement prestigieux sera en outre cimentée par la participation de trois présidents des Club des DSI de la région – M. Jean Jacque Ntab du Sénégal, M. Valentin Mbozo du Cameroun, et M. Naon Mamadou de la Côte-d’Ivoire.

« Le Sommet Francophone des DSI, dans sa 3eme édition, se déroulera cette année sous le thème «Où la technologie rencontre les affaires» et démontrera l’importance d’aligner étroitement les fonctions informatiques et celles des métiers dans ce moment crucial où les entreprises de la région sont confrontées au défi de la mise en œuvre des services innovants tout en essayant d’améliorer l’efficacité opérationnelle « , dit Ouafa Kathir, Directrice générale de IDC Afrique du Nord et Afrique Francophone. « IDC reconnaît que la capacité à corréler rapidement les dépenses des projets IT avec les priorités stratégiques de l’entreprise est essentielle ; les DSI sont contraints de plus en plus de démontrer la valeur commerciale de leurs projets IT et les aligner aux objectifs stratégiques de leurs entreprises.

Dans ce contexte, le Sommet Francophone des DSI 2015 étudiera la nécessité d’englober, dans les plans IT, les mesures et objectifs commerciaux aux côtés des mesures IT déjà existantes et qui examinent, généralement, la réalisations des projets dans l’isolement « .

IDC est également heureux d’annoncer l’introduction de deux ateliers informatifs dans cette nouvelle édition. Conçu pour aider les DSI à prendre des décisions technologiques plus efficaces face aux contraintes temporelles, ces ateliers permettront un échange autour de l’atténuation des risques technologiques, la maximisation de l’efficacité des investissements informatiques, l’identification et la capitalisation sur de nouvelles opportunités informatiques, et comment mettre en œuvre des solutions de technologie de pointe qui sont étroitement alignés avec les objectifs globaux de l’entreprise.

Le Sommet Francophone des DSI représente le plus grand réseau social de DSI dans la région francophone, de nombreux fournisseurs locaux et Géants mondiaux de TIC seront sur place pour présenter leurs points de vue sur les dernières tendances qui façonnent l’adoption des TIC dans la région, et plusieurs DSI partageront leurs retours d’expériences.

Pour plus d’informations sur le Sommet Francophone des DSI 2015, veillez contacter Mme Ouafa Kathir Directrice générale de IDC Afrique du Nord et Afrique Francophone à : [email protected]. Vous pouvez également visiter le site dédié à l’événement au : www.idcciosummit.com/casablanca.